


VISION DES COULEURS


En conclusion : Pour une personne normale, le spectre chromatique est composé d’environ 150 tonalités différentes, ce que vous voyez sur la circonférence du diagramme, pour un daltonien dichromat est composé seulement de deux couleurs, jaune et bleu, le reste est mélange de ces deux couleurs avec du gris
Le daltonien fait très bien la différence entre deux couleurs qui se trouvent sur deux axes parallèles avec l’axe de la zone neutre, mais toutes les couleurs qui se trouvent sur le même axe sont identiques.
La différence entre les dyschromates d’axe protan et ceux d’axe deutan consiste dans le positionnement de la zone neutre dans le spectre chromatique et les zones de saturation maximales. Les deux images plus bas représentent le spectre chromatique (sans les niveaux de luminosité) vues par les deux catégories.
Vision chromatique normale
Spectre chromatique d’un daltonien dichromat


Spectre chromatique d’un protanop
Spectre chromatique d’un deuteranop
Pour un Protanope la zone neutre se trouve entre les couleurs rouge-
Pour un Deuteranope la zone neutre se trouve entre les couleurs magenta et vert et
les zones de saturation maximale dans le jaune-
Le spectre chromatique d’un dichromat d’axe tritan présente une zone neutre entre
les couleurs jaune-

Protan
Deutan

Protan
Deutan


Protan
Deutan
Spectre chromatique d’un tritanop

Les zones neutres et les zones de saturation maximale d’un tritanop



Tritan
Tritan
Le fonctionnement des tests pigmentaires pour la vision des couleurs
Pour comprendre le fonctionnement des tests pigmentaires il faut comprendre la façon dont les daltoniens voient les couleurs. Voici le minimum des notions sur les couleurs pigmentaires.
Il y a plusieurs systèmes chromatiques mais c’est le système de Munsell qui semble le mieux adapté pour la compréhension des tests chromatiques.
Munsell a représenté l’ensemble des couleurs sous la forme d’un ballon de rugby, assez déformé (fig. 1) Chaque couleur est représentée par trois paramètres :
1. « Value », c’est la luminosité de la couleur représentée sur l’axe vertical central
et qui est divisée en 10 niveaux entre noir -
2. « Hues », c’est la teinte de la couleur, ou les tonalités qui sont représentées sur la circonférence. Les tonalités sont divisées en 10 groupes notés par des lettres et chaque groupe est divisé en 10, noté par un chiffre (fig. 3). Par exemple, la couleur R5 représente la tonalité rouge échelon 5.
3. « Chroma » c’est la saturation de la couleur qui est représentée sur le rayon (fig.2). Le nombre des niveaux de saturation sont variables selon chaque tonalité car ils respectent des intervalles sensoriels égaux.

Le système chromatique de Munsell


Fig. 1
Fig. 2
Fig. 3
Il y a 3 paramètres pour définir une couleur pigmentaire : tonalité, saturation et luminosité. La luminosité est un facteur « achromatique », car c’est le paramètre qui place la couleur sur une échelle de gris. Dans le cadre d’un trouble de la vision des couleurs, ce sont les deux premiers paramètres qui sont altérés. Les daltoniens sont d’ailleurs très performants pour différencier les niveaux de gris car c’est le seul élément qui n’est pas altéré par leur pathologie et c’est le seul élément qu’ils exploitent pour différencier les tonalités qu’ils ne perçoivent pas comme le rouge et le vert.
Pour qu’un test pigmentaire puisse fonctionner il est indispensable d’éliminer le facteur luminosité. Il y a deux possibilités pour le faire :
Pour éliminer le facteur luminosité, pratiquement toutes les planches pseudo-
Il y a deux notions spécifiques à définir au spectre chromatique d’un daltonien :
Le spectre d’un daltonien (je fais référence ici à un daltonien dichromat) est séparé par une zone neutre (une zone gris) en deux couleurs – jaune et bleu, les seules couleurs vues par les daltoniens d’une façon identique que les trichromates normaux. Pour les daltoniens qui vont lire ce texte je précise que pour une personne avec une vision chromatique normale la différence entre rouge et vert est aussi grande que la différence entre jaune et bleu. Et les différences ne s’arrêtent pas là, car toutes les couleurs intermédiaires sont différentes. L’orange, mélange de rouge et jaune est pour un daltonien mélange de gris et de jaune. Le vert–jaune, est pour le daltonien mélange de gris et de jaune. C’est à dire que pour un daltonien, l’orange est identique avec le vert–jaune.
Il en est de même pour les couleurs violet et bleu–vert qui, pour un daltonien, ne
sont que du bleu-







