


VISION DES COULEURS
Avantages :
1. Rapidité d’examen -
2. Dépistage de tous les types des dyschromatopsies – rouge-
Inconvénients :
1. Fiabilité faible dans le dépistage car de véritables daltoniens passent avec succès le test. Il est valable aussi pour les porteurs des dyschromatopsies acquises débutantes. . Il faut mentionner que les daltoniens sont très performants dans la discrimination des nuances de gris et qu’ils arrivent à différencier le rouge du vert par rapport à leur luminosité. Si on demande à un daltonien de nommer le couleurs qu’il a classées conformément à sa vision – il les appelle correctement : rouge, vert, rouge, vert, etc. Et si on lui explique qu’il devrait les classer dans l’ordre des couleurs (rouge à coté de rouge) bon nombre d’entre eux arrivent a faire un classement correct du test 15 hue de Farnsworth comme d’ailleurs tous les autres tests de classement.
Il faut se rappeler que le test 15 Hue utilise des couleurs de saturation niveau 5 selon Munsell. Pour un dicromat où la zone neutre touche les couleurs de saturation maximale, le test fonctionne correctement mais dans le cas d’un trichromat anormal où la zone neutre ne touche que des saturations faibles le test se place en dehors de la zone neutre et il est incapable de dépister la dyschromatopsie (voir les images plus bas).
Test 15 Hue de Farnsworth

Le test 15 Hue est une alternative apportée par Farnsworth à la durée excessive du test 100 Hue. Il semble évident que Farnsworth a fait le maximum pour réduire le nombre des pions à 15. Tous les pions sont dans le même plumier et les écarts entre les tonalités sont suffisamment importants ce qui permet seulement des erreurs sur les axes de confusions.
Ce n’est pas par hasard que l’espace chromatique entre les pions n’est pas égal car
d’après toute évidence Farnsworth a privilégié les couleurs qui se trouvent à l’extrémité
des axes protan et deutan. L’espace chromatique entre les pions 7 et 8 est 3 fois
plus grand que l’espace chromatique entre les pions 2 et 3 et les pions 11 et 12.
A l’époque où le test a été conçu, les dyschromatopsies acquises étaient encore inconnues.
Une dyschromatopsie d’axe jaune-
4. Il n’y a pas d’étalonnage. Comme pour le test d’ISHIHARA, tous les dischromates (trichromates anormaux et dichromates) sont pénalisés de la même façon. En ce qui concerne les dyschromatopsies acquises – il est impossible de mettre en évidence une évolution.
5. Impossibilité de différencier les dyschromatopsies héréditaires des dyschromatopsies acquises.
6. Fragilité des couleurs, car même en expliquant aux patients qu’ils ne devraient pas toucher les couleurs, il le font d’une façon involontaire ce qui dégrade irrémédiablement les couleurs.
7. La dissimulation d’une dyschromatopsie est aussi possible car certains des véritables daltoniens arrivent à faire le test sans erreur.
8. Il n’est pas livré avec un éclairage adapté. Il est indispensable d’avoir un éclairage adapté car une couleur pigmentaire est rendue par la lumière qui l’éclaire. Le test devrait être fait à la lumière du jour, ciel du nord ce qui est très contraignant car très peu de cabinets d’ophtalmologie disposent de lumière du jour et même s’ils en disposent, la lumière du jour est très variable entre matin midi et soir, ciel clair, nuageux, etc.
S’il s’agit d’une lumière artificielle qui est utilisée, elle devrait avoir les mêmes paramètres que la lumière du jour.
Test IONICA -
Test 15 Hue de Farnsworth – classement normal


Test IONICA -
Test 15 Hue de Farnsworth – dyschromatopsie axe Deutan
2. II n’y a pas d’uniformité dans les espaces chromatiques des pions. L’espace entre les pions du milieu du test n° 7 et n° 8 est beaucoup plus large que les espaces entre les pions du début et de la fin du test ce qui donne l’impression à certains patients que le test est composé de deux groupes distincts des couleurs et classent le deuxième groupe dans le sens inverse en mettant le pion n° 15 après le pion n° 7. Cette erreur citée dans la littérature de spécialité n’est pas une erreur de confusion et n’est pas considérée comme pathologique. Si on demande au patient pourquoi il a mis le pion 15 après le pion 7, il répond « parce qu’ il n’y avait plus de pions semblables » (fig. 1 )
Dans la figure 2 du test 15 Hue de Farnsworth le cadre vertical qui regroupe les
pions spécifiques aux axes rouge-
Dans la figure 3 du test 15 Hue de Farnsworth les couleurs correspondantes sont représentées en vert dans le test 100 Hue qui conserve des espaces sensoriels chromatiques égaux. Entre les pions 2 et 5 du test 15 hue il y a 10 pions pour les test 100 hue mais entre les pions 6 et 9 représentant le même espace, il y a 22 pions dans les test 100 Hue.
Fig: 1. Test 15 Hue de Farnsworth
classement considéré normal


Test 15 Hue de Farnsworth -
DMLA
Test IONICA -
Test 15 Hue de Farnsworth -
3. La simulation d’une dyschromatopsie est possible car il n’y a aucune possibilité de différencier un classement anarchique volontaire ou dû à une dyschromatopsie. Si un patient qui ne connaît rien sur le test simule une dyschromatopsie, il va faire un classement anarchique. Ce classement pourrait être interprété comme une dyschromatopsie acquise avancée.
Si le patient a la connaissance qu’il devrait intercaler les pions rouges et verts dans un certain ordre, il pourrait faire un classement spécifique à une dyschromatopsie héréditaire. Mais ce détail est valable pour toutes les investigations sur la fonction visuelle. C’est l’expérience de l’examinateur qui pourrait faire la différence entre un simulateur et un vrai daltonien.



Fig: 2. Test 15 Hue de Farnsworth
Dans le cadre vertical (axe rouge-
Fig: 3. Test 15 Hue de Farnsworth et en vert les couleurs correspondantes dans le test 100 Hue.








